WASHINGTON – Les Etats-Unis haussent le ton dans la bataille qui les oppose Ă l’Europe quant Ă la technologie de navigation par satellite mondiale.
Un reprĂ©sentant du gouvernement amĂ©ricain a dĂ©voilĂ© mercredi (25 janvier) un système GPS de nouvelle gĂ©nĂ©ration, lequel devrait fournir plus de capacitĂ©s commerciales. L’actuel rĂ©seau GPS est contrĂ´lĂ© par l’ArmĂ©e amĂ©ricaine, et les capacitĂ©s civiles sont dĂ©libĂ©rĂ©ment affaiblies pour des questions sĂ©curitaires.
Le Département du Commerce a indiqué que le Secrétaire Adjoint au Commerce des Etats-Unis, David Sampson, présentera le nouveau système lors du forum GPS de nouvelle génération organisé par la Chambre de Commerce américaine. Le système inclura un second canal GPS civil, permettant des améliorations significatives en termes de précision et de fiabilité », a indiqué le Département dans un communiqué.
Des dirigeants de General Motors, IBM, Lucent Technologies et Trimble Navigation devraient faire leur apparition dans le forum GPS. De mĂŞme, certains membres du GPS Industry Council devraient participer aux cĂ´tĂ©s de reprĂ©sentants de l’Etat et de chercheurs universitaires.
Cette initiative du gouvernement amĂ©ricain fait suite Ă certains faits majeurs en Europe, oĂą la Commission europĂ©enne et l’Agence Spatiale EuropĂ©enne (ESA) ont franchi un pas de plus vers la concrĂ©tisation de leur projet de navigation par satellite, Galileo. Le 12 janvier, le satellite test Giove-A a transmis ses premiers signes vers les stations terrestres. Il avait Ă©tĂ© lancĂ© le 28 dĂ©cembre du cosmodrome de BaĂŻkonur, au Kazakhstan, et s’est positionnĂ© Ă une altitude de 23 260 kilomètres au-dessus de la Terre.
Giove-A, ou Galileo In-Orbit Validation, a pour principale mission d’occuper les frĂ©quences attribuĂ©es Ă Galileo par l’Union Internationale des TĂ©lĂ©communications, de faire la dĂ©monstration de technologies critiques relatives aux charges utiles de navigation des futurs satellites Galileo opĂ©rationnels, de caractĂ©riser l’environnement radiatif des orbites prĂ©vues pour la constellation Galileo et de tester les rĂ©cepteurs au sol.
De plus, l’ESA et Galileo Industries GmbH, pilote d’un consortium europĂ©en rassemblant plus de cent entreprises, ont signĂ© le 19 janvier un contrat de 950 millions d’euros pour la deuxième phase du projet Galileo.
Aux termes de l’accord, les deux partenaires seront en charge du dĂ©veloppement et de la construction des quatre premiers satellites de la constellation de trente satellites Galileo et d’une partie de l’infrastructure de Galileo, notamment les tests et le sous-système. Cette phase devrait ĂŞtre achevĂ©e d’ici 2010.
La troisième phase inclura le lancement de l’ensemble du rĂ©seau Galileo. Le coĂ»t total est estimĂ© Ă 3,6 milliards d’euros.