MANHASSET, New York - La Society for Women Engineers (SWE) et le SECME, anciennement connu sous le nom de Southeastern Consortium of Minority Engineers, se sont associés afin de dénoncer le manque de femmes et de minorités dans les secteurs technique et scientifique.
Ensemble, ils parrainent une table ronde, consacrée à la promotion professionnelle des femmes et des minorités dans les secteurs des sciences et de l'ingénierie.
Par ailleurs, ExxonMobil Foundation, le service philanthropique d'Exxon Mobil Corp., mettra des fonds à la disposition de chaque association pour élaborer notamment des programmes d'enseignement et de formation, dédiés aux femmes et aux minorités.
Le groupe d'experts examinera ce qu'il convient d'entreprendre pour augmenter la faible proportion de femmes et de minorités dans les domaines scientifique, technique et technologique.
Selon la National Science Foundation, les femmes représentaient 46% de la main-d'œuvre aux Etats-Unis en 2000 et seulement 23% étaient employées dans les secteurs technique et scientifique.
La situation est semblable pour les minorités afro-américaines et hispaniques. Elles représentent 21% de la main-d'œuvre américaine mais n'occupent que 6% des emplois dans les secteurs scientifique, technique et technologique, rapporte la commission du Congrès, chargée de la promotion des femmes et des minorités dans le développement technologique et scientifique.
Dans une interview, Yvonne Freeman, directrice exécutive du SECME, a indiqué que le plus grand défi pour renverser la tendance actuelle était « le casse-tête budgétaire, auquel les universités et les écoles sont aujourd'hui confrontées. Celles-ci doivent effectivement augmenter les frais d'inscription et réduire le montant des bourses pour les programmes consacrés aux femmes et aux minorités ».
Selon Yvonne Freeman, la crise fiscale qui frappe l'éducation entraîne également des réductions de budget, une situation susceptible de « briser le rêve » d'un grand nombre de futurs scientifiques et ingénieurs, issus de ces minorités.
Yvonne Freeman a indiqué que son association entendait promouvoir des « alliances stratégiques » entre le monde des entreprises, les universités et les organismes éducatifs locaux en vue de conserver les programmes de bourses pour les étudiants minoritaires mais particulièrement doués. Elle a ajouté que le soutien des entreprises à ces programmes avait souffert du ralentissement de l'économie et de la réaffectation de ressources à d'autres programmes consacrés au terrorisme et à ses effets.
La table ronde, tenue hier au Rayburn House Office Building à Washington, a été animée par Jacqueline Thomas, présidente de la National Press Foundation. Le député du Texas Eddie Bernice Johnson, partisan du financement des sciences et du Mathematics and Science Proficiency Partnership Act, et le député Ruben Hinojosa, membre de la commission parlementaire sur l'éducation et la main-d'œuvre et responsable du Comité électoral hispanique, sont venus apporter leur soutien.
Etaient également présentes Yvonne Freeman et Betty Shanahan, directrice exécutive et présidente de la Society of Women Engineer.
Le SECME est un consortium qui agit sur le terrain en faveur d'une meilleure représentation des minorités dans les domaines scientifique, mathématique, technique et technologique. Il réunit plus de 100 zones scolaires, 40 programmes techniques universitaires et 70 partenaires des secteurs public et industriel.
La SWE est une association éducative et scientifique qui œuvre en faveur de l'augmentation du nombre de femmes dans les professions scientifiques, techniques et technologiques.